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    Je t’aimerai encore quand tu marcheras le dos courbé et les jambes hésitantes, parce que malgré cela, tu continueras d’avancer.

    Je t’aimerai encore quand tu auras les mains déformées, car cela n’altèrera en rien la tendresse qu’elles peuvent donner.

    Je t’aimerai encore quand tes rides auront creusé ton visage, parce qu’elles seront la preuve que tu as ri et pleuré, que tu as souri et vécu.

    Je t’aimerai encore, quand ta mémoire te fuira, car je sais que ton âme portera en elle les souvenirs les plus importants.

    Je t’aimerai encore, quand tu trébucheras à nouveau sur une difficulté, car cela indiquera que tu continues de te relever et d’évoluer.

    Je t’aimerai encore quand tes yeux auront faibli, parce qu’ils se souviendront de toute la beauté que tu auras su voir dans ce monde et que tu auras emmagasinée sous tes paupières fripées.

    Je t’aimerai encore, quand la parole te fera défaut, parce que je saurai que tu portes encore dans ton cœur tous les mots d’amour que tu auras dit et tous ceux que tu ressentiras encore.

    Je t’aimerai encore quand il ne te restera plus que le silence pour meubler tes soirées, car je sais que tu continueras d’y trouver la paix de ton cœur.

    Je t’aimerai encore, quand ton cœur aura faibli mais qu’il restera rempli d’amour pour ce monde.

    Je t’aimerai encore, quand je te regarderai dans le miroir le matin et que j’aurai du mal à te reconnaître.

    Pourtant, je t’aimerai encore, parce que j’aurai passé toute ma vie à apprendre à m’aimer et que même si je te tutoie, je sais que c’est de moi dont je parle.

    Je m’aimerai encore, même si je confonds mon image dans ce miroir avec quelqu’un qui m’est étranger, parce que c’est quand même moi dans ce reflet. Même si mon esprit m’a oubliée, mon âme, elle, se rappellera toujours que c’est de moi dont il s’agit.

    Si j’apprends à m’aimer dès maintenant, je sais que je m’aimerai encore quand j’aurai vieilli et que le temps s’envolera.

    Apprendre à s’aimer chaque jour de notre vie, jusqu’à la toute fin,

     

    n’est-ce pas le plus beau cadeau que nous puissions nous faire ?

     

    Diane GAGNON

     

     

     Texte et photo trouvés sur le groupe FB "Un regard sur le monde"





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